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Cancer colorectal : en mars, faites Vous dépister
Dépistage cancer colorectal
Publié le 12 mars 2024

Cancer colorectal : en mars, faites-vous dépister

Chaque année, Mars se revêt de bleu pour lutter contre le cancer colorectal ! Mars Bleu, c’est le mois de prévention et de dépistage de cette maladie, qui, contrairement aux idées reçues, touche autant les hommes que les femmes. Et si, cette année, vous réalisiez le dépistage ?

Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent en France. Il est également le deuxième cancer le plus meurtrier, après celui du poumon. On dénombre 47 000 nouveaux cas et plus de 17 000 décès par an !

Souvent considéré comme un cancer masculin, la population touchée est composée à 45% de femmes ! Les hommes représentent donc 55% des individus concernés.

Le cancer du côlon est loin d'être anodin, surtout s'il est rattaché à d'autres facteurs de comorbidité ! Pourtant, il peut être guéri 9 fois sur 10, s'il est détecté au plus tôt.

C'est tout l'objet du programme national de dépistage organisé du cancer colorectal, chaque mois de mars.

Qu'est-ce que le cancer colorectal ?

Le cancer colorectal, ou plutôt les cancers colorectaux (avec plusieurs variantes) sont des cancers ayant pour origine des cellules anormales qui tapissent la muqueuse interne du côlon ou du rectum.

Les différents stades du cancer colorectal

Cette affection de l'intestin est bien souvent invisible à un stade précoce. D'ailleurs, on distingue 4 niveaux d'évolution pour ce cancer :

  • Les stades 0 et 1, les plus précoces, où les chances de guérison sont importantes, soit 9 chances sur 10 ;
  • Au deuxième stade, la tumeur a traversé les différentes couches de la paroi intestinale, mais n'affecte pas les autres organes ;
  • Lors de la troisième évolution, les cellules cancéreuses ont touché les ganglions voisins ;
  • Au dernier point, la maladie se propage pour former des métastases au foie, au poumon, …

Les symptômes du cancer colorectal

Le cancer colorectal reste longtemps sans symptômes. S'ils apparaissent, cela peut signifier que la maladie est déjà à un stade avancé (2 ou 3). Dans ce cas, vous pouvez avoir comme symptômes :

  • Des douleurs abdominales ou des crampes intestinales,
  • Des troubles du transit, tels que la constipation ou une longue diarrhée,
  • Du sang dans les selles, des saignements
  • De l'anémie (hémoglobine dans le sang dont le taux est faible),
  • Un amaigrissement sans régime.

Au moindre doute, procurez vous un kit de dépistage du cancer colorectal en pharmacie !

Les facteurs de risque

Certains facteurs de risque augmentent le risque de développer des cancers colorectaux !

Par exemple, l'âge est à prendre en compte puisque cette affection touche particulièrement les femmes et les hommes de plus de 50 ans. C'est pour cela qu'à partir de 50 ans, vous recevrez tous les 2 ans une invitation à effectuer un dépistage cancer colorectal.

Ensuite il y a les antécédents familiaux de cancers colorectaux ou de polypes.

Enfin, il y a des facteurs évitables comme une alimentation riche en viande rouge et grasse ou encore une consommation abusive d'alcool, le tabagisme et l'obésité.

Prévenir le cancer colorectal grâce à une démarche proactive :

Certains facteurs de risqur

Ainsi, pour mettre toutes les chances de votre côté et prévenir les cancers colorectaux, il faudrait :

  • Arrêter de fumer : c'est une question de volonté  ! (retrouvez ici nos 8 conseils pour arrêter de fumer !)
  • Limiter sa consommation d'alcool (en se lançant un défi semblable au Dry January ?)
  • Lutter contre l'obésité, cette maladie bien plus complexe qu'on ne peut l'imaginer !
  • Manger mieux : ce n'est pas si compliqué, on vous explique tout ici

Saviez-vous que beaucoup de cancers peuvent être évités en écartant certains facteurs de risque ? Découvrez lesquels ici !

Comment détecter le cancer colorectal au plus tôt ?

Environ 95% des cancers colorectaux sont diagnostiqués après 50 ans. Mais, ce cancer peut être guéri, s'il est dépisté au plus tôt !

Cependant, selon Santé publique France, seulement 35% de la population concernée participerait au dépistage… C'est compréhensible !

Les freins au dépistage

D'une part, cette prévention s'adresse à des personnes qui ne sont pas supposées être malades, comme toutes les préventions dites primaires (s'adressant aux populations saines) contrairement aux préventions secondaires (celles qui concernent les personnes présentant des symptômes) et aux préventions tertiaires (qui concernent les personnes déjà malades).

La peur

En effet, en participant au dépistage, vous faites entrer la possibilité d'être atteint d'un cancer dans votre vie. Accepter de passer d'un statut de personne en bonne santé à un statut de personne éventuellement malade n'est pas simple. Cela fait peur !

La désinformation

D'autre part, il est difficile de faire le tri dans la masse d'informations fournies autour de ces cancers, comme de toutes les maladies. Malgré les mobilisations organisées, telles que Mars Bleu et les campagnes de dépistages nationales, la prévention en santé est un domaine encore très peu plébiscité bien qu'elle soit plus présente que l'on ne le pense !

La pratique du dépistage

Aussi, le test de dépistage peut vous rebuter. En effet, il s'agit d'un dépistage par analyse des selles.

Dans ce cas, vous devez vous procurer en pharmacie ou en laboratoire un kit de dépistage et leur ramener avec un échantillon de vos selles. C'est une limite que l'on n'est pas forcément prêt à franchir, même si tout est mis en place pour faciliter les étapes de cette procédure.

Ce test, que l'on appelle immunologique est aujourd'hui plus simple à réaliser. Rapide et indolore, il est à faire chez soi. Un seul prélèvement permet de rechercher efficacement du sang dans les selles.

Est-ce que le kit de dépistage du cancer colorectal est payant ?

Si vous êtes éligibles et avez reçu une invitation, vous ne paierai pas le test de dépistage.

Vous pouvez le récupérer en pharmacie ou via une consultation avec un médecin généraliste, un gynécologue ou encore un gastro-entérologue.

Vous pouvez également le recevoir à domicile en le commandant via internet sur le site : monkit.depistage-colorectal.fr

Que faire si le test est positif ?

Un test immunologique positif (4% des cas, selon l'Assurance Maladie), signifie que vous avez du sang dans vos selles.

Votre médecin traitant vous prescrira alors une coloscopie. Elle détectera ou non la présence d'un cancer colorectal, ou des petites lésions qui pourraient évoluer en cellules cancéreuses.

Le gastro-entérologue est celui qui réalise les coloscopies. Certes, réaliser cet examen peut faire peur et être perçu comme douloureux, dangereux et touchant à votre intimité mais au moins, vous serez fixés ! Dans la moitié des cas, aucun cancer ni lésions ne seront détectés, la présence de sang n'étant pas significative.

Quand réaliser le dépistage ?

Vous avez entre 50 et 74 ans ? Profitez de Mars Bleu et de sa campagne nationale pour vous faire dépister ! Si vous êtes dans cette tranche d'âge, tous les 2 ans vous recevez un courrier vous invitant à vous rendre chez votre médecin généraliste, que vous soyez homme ou femme. Il vous fournira et vous expliquera alors le test de dépistage, pris en charge à 100% par l'Assurance Maladie.

Si vous n'avez pas reçu un tel courrier, n'hésitez pas à vous rapprocher de votre médecin traitant ou de la pharmacie la plus proche de chez vous.

Cependant, si vous avez des antécédents personnels ou familiaux, parlez-en à votre médecin généraliste pour qu'il assure un suivi médical. Même si vous avez moins de 50 ans.

Si vous vous sentez perdus dans les dépistages, voici une checklist pour vous aider


Comment soigner le cancer colorectal ?

Plus les cancers colorectaux seront détectés tôt, moins les traitements seront lourds et plus les chances de guérison seront importantes. D'où l'importance de réaliser le dépistage, si vous avez plus de 50 ans !

Le traitement et sa réussite dépendent du stade de la maladie et s'il s'est étendu à d'autres organes, ainsi que l'état du patient. Le traitement principal est la chirurgie, par l'ablation de la tumeur.

La chimiothérapie et/ou la radiothérapie sont généralement associées à ce traitement chirurgical, avant et/ou après l'opération.

Quelle différence entre les deux ? La radiothérapie permet de délivrer de façon précise des rayons qui élimineront la tumeur. Tandis que la chimiothérapie est un médicament administré par perfusion ou par comprimés oraux. Réalisée après l'opération, elle permet de diminuer le risque de récidive de la maladie. Des thérapies ciblées sur certaines protéines présentent sur les cellules cancéreuses peuvent aussi être jointes à ce traitement.

Enfin, l'immunothérapie, qui est basée sur un renforcement du système immunitaire, peut être utilisée dans certains cas.

Le cancer colorectal est une maladie très répandue, dont le dépistage est encore trop peu utilisé par la population concernée. Si vous avez plus de 50 ans, profitez de Mars Bleu pour vous faire dépister. N'hésitez pas non plus à sensibiliser vos proches. Si vous n'avez pas reçu de courrier, rapprochez-vous de votre médecin traitant ou de la pharmacie, pour bénéficier du test immunologique.

Participer au dépistage du cancer colorectal permettra d'être rapidement diagnostiqué, pour que la prise en charge soit la plus anticipée possible et efficace, si lésions il y a.

 

Pour en savoir plus :

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